Le 21 avril 2010
ELLUG, 2010 : « Si certains aspects des relations du littéraire et des technologies ont déjà été bien étudiés, il manquait une perspective synthétique permettant de les envisager dans leur continuité. L’approche généraliste et historique adoptée pour cet ouvrage fait le postulat d’une évolution : d’une fonction de /modélisation/ accordée, dès l’âge classique, au mécanique (« Penser avec la machine : Le modèle mécanique, ou la machine comme représentation »), au statut de thème littéraire privilégié par le modernisme et les avant-gardes du début du XXe siècle (« Dire la machine : Le thème machinique et la représentation de la machine »), à celui enfin de matériau, voire de médium intégré à la conception même de l’œuvre, comme dans la littérature informatique contemporaine (« Ecrire avec la machine : La littérature technologique ou la machine comme médium »). Cette évolution n’est bien sûr ni linéaire, ni téléologique, et ces trois états littéraires du machinique ne se succèdent pas en chassant chacun le précédent : l’hypothèse proposée est celle d’une « appropriation », d’une intégration progressives du machinique et du technologique par la littérature, selon une démarche de plus en plus expérimentale. « À écrire », la machine l’est donc comme nouveau médium qui bouleverse les pratiques d’écriture, mais aussi, et avant tout, parce qu’elle est un objet a priori étranger aux arts, dont la présence, imaginaire ou pragmatique, travaille l’écriture et, en transformant la relation de l’auteur, du lecteur et de l’œuvre, interroge en retour la littérature. »
ELLUG, 2010 – 328 p. – 14 x 21,50 cm – ISBN 978-2-84310-151-9 – Prix : 31 euros
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